La presse en parle « Les Marcheurs ne comptent pas brader leurs alliances »

Les troupes d’Emmanuel Macron n’ont pas « gagné » les Européennes, mais quand Philippe Exertier, référent départemental de La République En Marche, regarde le détail des résultats en Saône-et-Loire, il trouve facilement matière à être optimiste avant les Municipales de 2020.
La majorité présidentielle est notamment arrivée en tête dans les deux plus grosses villes du département : Mâcon et Chalon-sur-Saône.

Partir seul ou s’allier Ville par ville, LREM est aujourd’hui en train de travailler à sa stratégie. Deux choix sont possibles selon les situations : « Jouer gagnant ou jouer placé. » Ce qui veut dire : monter une liste En Marche ou soutenir une tête de liste issue d’un autre parti (mais qui s’engagera à soutenir l’action gouvernementale).

Sur le papier, rien n’empêche donc les Marcheurs de faire équipe avec des socialistes ou avec des élus Les Républicains. Mais, galvanisé par le score des Européennes, Philippe Exertier prévient : « Nous ferons preuve d’une bienveillance exigeante vis-à-vis des élus qui se mettent subitement à nous soutenir. Ce n’est pas parce que certains disent qu’ils vont soutenir le président de la République et qu’ils veulent désormais nous rencontrer que nous allons leur signer chèque en blanc. » Le militant souhaite que son parti reste « maître des horloges ». Avec Courtois, Jarrot ou Marti ? Peut-on imaginer dès lors un accord avec Jean-Patrick Courtois maire, LR de Mâcon ? « Rien ne s’y oppose, mais c’est le projet qui prime. Ce qui est sûr, c’est que nous aurons un rôle à jouer à Mâcon » répond Philippe Exertier, selon qui aucune discussion ne serait en cours.Peut-on également prévoir un deal derrière Marie-Claude Jarrot à Montceau-les-Mines ? « Elle est membre du mouvement Libres de Valérie Pécresse qui veut devenir un parti d’opposition à Emmanuel Macron. Je ne crois donc pas qu’elle soit si libre que ça… » Philippe Exertier signale toutefois : « on ne fera jamais rien qui permette au Rassemblement national de gagner ».Quant au Creusot, chez le socialiste David Marti, les Marcheurs se disent à ce stade « en situation d’avoir une liste. »

Mais conscient de ses forces, le référent départemental reconnaît : « On ne sera évidemment pas en situation d’être partout. Par exemple à Paray-le-Monial nous avons fini en tête aux Européennes. mais pour l’instant nous n’avons personne. »Objectif ChalonEn revanche, Chalon-sur-Saône, première ville du département est clairement dans le viseur de La République En Marche. Les Marcheurs n’ont pas envisagé une seconde de faire alliance avec Gilles Platret. « Nous aurons une liste En Marche à Chalon », promet Philippe Exertier.Le parti va également lancer prochainement un grand appel pour « attirer des talents » et devrait dévoiler ses premières têtes de listes à la rentrée de septembre.

Benoit MONTAGGIONI
benoit.montaggioni@lejsl.fr